L’habit ne fait plus le moine…

L’habit ne fait plus le moine, la soutane plus le curé, la cornette n’a plus de sœur, les beaux habits du dimanche moisissent tout au fond de l’armoire depuis qu’il n’y a plus de dimanche,  le bleu de chauffe ne chauffe plus depuis qu’il a été interdit à l’Assemblée nationale,  le nœud papillon ne sort plus de sa chrysalide, la lavallière sent l’antimite, la cravate flaire le dérisoire…

La tenue s’uniformise, se standardise, le jeans règne en maitre absolu de l’étoffe. Bref,  en un mot, le vêtement que l’on porte n’est plus un signe extérieur de richesse, ni d’origine, ni de situation personnelle ! Comment donc nous y retrouver dans les relations sociales ?

Jadis un ruban sur la coiffe, ou un fichu bien agencé montrait, pour les dames, que l’on était un joli cœur à prendre…  il y avait des repères ! Aujourd’hui un petit bout de mini jupe ou un corsage juste échancré  ne sauraient être interprétés.  N’allez surtout pas penser que la verdeur d’un député justifie un débordement…

Le vêtement ne sert donc plus qu’à s’habiller,  il est temps de faire le ménage dans la garde-robe en cherchant ce que l’on peut valoriser.

Le pyjama du Président Deschanel sera peut être un jour en vente dans la gare de Montbrison pour renflouer le déficit de la SNCF…

Les Rolex de Sarkozy et les tongs de campagne de feu l’UMP, seront peut être exposées au musée de la réussite sociale…

Les merveilleuses pompes de Dumas seront, à n’en pas douter,  cirées par le conseiller du Président fou amoureux de cirage…

Le béret de Lassalle sera dans la vitrine entre les chaussettes un peu fatiguées de Bérégovoy et les  mi- bas rouges de Balladur côtoieront les talonnettes d’un petit Président passé.

Jadis, c’était au jeu que l’on perdait sa chemise et quand au bout du bout, on en venait à l’enlever, jamais elle n’était déchirée…
Il se dit qu’on mettra bientôt pour la vente aux enchères de charité quelques reliques de grand prix. Les restes d’un suaire de DRH, d’Air France pour ne pas le nommer. Mise à prix de départ : l’équivalent d’un plan social de près de 3000 licenciés…

Je crois que l’on vendra aussi, un peignoir de bain  blanc immaculé, ayant appartenu  à un directeur de FMI, dès que les droits de douanes auront été réglés.

Il faut avant d’en terminer, finir par tailler un costard,  et c’est Macron le nominé. Courageux mais pas téméraire, un teeshirt ne fait pas peur. Même s’il n’a pas de particule cet aristo a du mépris et tout banquier qu’il ait été, il ne connait guère la valeur de l’argent et le prix du travail ! « Pour te payer un costard, tu n’as qu’à travailler ! ».Il est aussi possible d’oublier quelques propriétés et quelques dividendes pour ne pas payer  l’ISF ! Et pour vivre décemment même sans costard, que faut-il faire ?

Tailler un short au Président est un rêve obsédant chez les futurs prétendants au fauteuil monarchique. Il faudrait cependant bien mesurer tous les dégâts collatéraux. Je pense tout particulièrement au figaro du Président… 8000 € mensuel, c’est le prix pour  la sécurité du coupe chou. La barbe !

Il est vrai qu’une veste se prend, avec ou sans doublure et parfois se retourne. La question est alors compliquée : prend- on la veste parce qu’on l’a retournée ? Ou retourne-ton sa veste pour éviter de la prendre ? Dès lors quid de la doublure qui se prend pour la veste ?
Dans tous les cas, il vaut mieux, c’est certain,  prendre un parapluie pour éviter de se mouiller !

Le Quaireux le 6 juin 2016

 

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