Histoires de monarques…

Lorsqu’un cycliste du Tour de France perd la tête du général c’est très grave, parce que pour le défilé sur les Champs Elysées ce qui compte c’est d’abord la tête du général… Et si on l’a perdue,  c’est la cata, parce qu’à l’arrivée, une tête de général perdue, ça ne se retrouve pas !

En revanche, quand un général perd la tête ce n’est vraiment pas grave, un autre général sort de l’ombre à sa place et ainsi de suite… l’histoire ne s’arrête pas pour une tête de général perdue en route…

Mais un général qui perd la tête au point qu’il soit nécessaire que son chef, même sans képi, affirme qu’il reste son chef, c’est quand même grave.
Que la « grande muette » prenne la parole, ce n’est pas le miracle de la parole retrouvée, c’est le bordel ! Il devient alors urgent de se payer la tête du général qui l’a perdue !
Parce que c’est quand même pas terrible, de perdre la tête juste au moment où le monarque en chef rencontre un autre chef-monarque pour montrer que lui aussi il sait rouler des mécaniques par défilé militaire interposé !
Alors, quand un monarque rencontre un autre monarque, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de monarques…naturellement !
Quand un monarque rencontre un alter ego monarque que vont-ils faire? Ils se recueillent à la mémoire des ancêtres … Parce que ceux là au moins, ils ne prendront pas la parole même s’ils ont perdu la tête !

Un monarque russe et son très cher ami le monarque français … ou bien un monarque français et son non moins cher ami le monarque russe se rendent à Versailles dans les pas du monarque Soleil… un peu éteint cependant…

Un monarque yankee et son très cher ami le monarque frenchy … ou bien un monarque frenchy et son meilleur ami  le monarque yankee se rendent bras dessus bras dessous sur le tombeau de feu le monarque de Sainte Hélène, qui s’était chopé un problème à l’estomac sur les rives de la Bérézina et qui  s’était noyé, corps et biens, dans la water… loo…

Que de symboles parfaitement républicains accompagnent ces visites monarchiques…

Reste une question essentielle, quand une première dame rencontre un autre première dame,  qu’est-ce qu’elles se racontent… rien ou presque, elles se demandent simplement quelle est la première des deux ?
Doit-on dire « première dame ex-æquo » par souci de diplomatie, pour ne pas froisser la première dame  et son monarque? Parce que si l’on dit, la seconde dame, quel est le monarque qui osera avouer qu’il sort avec une seconde dame, même en mobylette avec des croissants dans la sacoche, ces choses là ne s’avouent jamais !
J’en conclus donc qu’il vaut mieux dire « première dame ex-æquo » pour respecter le protocole.
Et que fait une « première dame ex-æquo » quand elle rencontre une autre « première dame
ex-æquo ? » Si c’est un 14 juillet, pour fêter la République, elles envisagent de se recueillir sur les restes d’une autre première dame d’origine autrichienne qui avait perdu la tête… Que voulez-vous-même en cette période de mondialisation des monarques, il faut bien garder un petit souvenir pour l’Europe fut-elle celle des monarchies passées !

Le Quaireux le 16 juillet 2017

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