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Deux poids, trois mesures…

 

Ce mardi 26 janvier était un mardi de grogne sociale. C’est ainsi que les fonctionnaires, les taxis et les agriculteurs, et se sont retrouvés dans  la rue pour  crier qu’ils n’en pouvaient plus,  du gel du point d’indice pour les uns, de la concurrence déloyale pour les autres et des prix de production trop bas pour les derniers.
Les premiers ont défilé sagement dans les rues derrière les banderoles de leurs organisations syndicales, les seconds ont bloqué la circulation, les périphériques et les aéroports, enfin les derniers ont déversé du fumier, de la paille et fait brûler des pneus usagers aux carrefours  stratégiques et aux portes des préfectures.

La manifestation des premiers était encadrée et suivie de loin par les forces de polices, celles des seconds a eu droit à quelques interventions policières et à un certain nombre d’interpellations et le déversement de fumier de la dernière a été observé de loin par les CRS sans aucune intervention… on ne va quand même pas interpeller les tracteurs et les tonnes à lisier… d’autant plus que tout ce matériel agricole est sans doute encore propriété de la grande banque verte !

Venons-en aux résultats. La première manifestation a fait l’objet d’un total mépris de la ministre de tutelle, qui a déclaré que le point d’indice n’avait que très peu de chance d’être dégelé , rigueur budgétaire oblige !… la seconde a eu le privilège de se voir  nommer un médiateur pour ouvrir les palabres dans quelques semaines et la dernière a été dotée d’ une enveloppe de 290 millions d’euros de la part de son ministre…  enveloppe à laquelle il faudra ajouter une subvention des collectivités locales pour réparer les dégâts occasionnés  par les damnés de la terre…

Moralité l’état d’urgence n’est pas l’état d’exception, comme d’habitude si tu veux être entendu, il faut brasser la merde !

EG 27 janvier 2016

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lROSEAUX

Liberté d’expression 

S’il est une chose que les événements des derniers mois nous ont bien montrée c’est que la liberté de conscience, la liberté de penser et par conséquence la liberté d’expression ne sont pas des héritages inscrits éternellement dans notre société.
Ces libertés là sont le fruit de notre histoire et de la lutte de ceux qui nous ont précédés, elles ont beau avoir été inscrites dans le marbre de notre constitution, dans les diverses déclarations et dans les lois fondatrices de notre République, elles restent malgré tout empreintes de fragilité face aux obscurantismes de toute nature elles exigent donc de notre part des combats qu’il faut impérativement mener.

Cela est d’autant plus important que les obscurantismes aujourd’hui sont divers. Ils sont divers mais ils ont en commun la pratique de l’amalgame et ‘appui la Xénophobie, la haine et l’anathème lancé au nom d’une d’une religion.

Face à cela notre travail est de comprendre et de donner à comprendre. C’est je crois l’intérêt d’une conférence comme celle de ce soir.

Comprendre que la liberté d’expression ne peut s’appuyer que sur un état de droit fondement de notre citoyenneté et de notre République. Que seule la séparation des pouvoirs et leur contrôle réciproque est la condition pour que la liberté d’expression puisse s’exprimer.

Comprendre que la laïcité est un principe d’organisation politique de la société qui ne peut devenir un concept national d’exclusion, de haine et de rejet d’une partie de nos concitoyens.

Comprendre que la liberté d’expression interroge le fonctionnement des médias, la place de l’argent dans l’information, le lien avec l’économie, le lien avec la politique et le temps politique surtout si, comme aujourd’hui, la politique se limite à la gestion l’accession au pouvoir.

Comprendre aussi que la liberté d’expression s’use si on ne s’en sert pas, si on la met entre parenthèse, même de manière exceptionnelle. Prenons garde à ce que la volonté sécuritaire ne soit pas liberticide, et surtout qu’elle ne donne pas en cas de changement politique des outils supplémentaires parfaitement légaux pour verrouiller la liberté d’expression au nom d’un intérêt particulier devenu intérêt général par le truchement d’une élection.

Comprendre, analyser les causes profondes et multiples de la situation dans laquelle nous sommes plongés aujourd’hui. Ce qui signifie entre autre être capable de remise en cause, d’interrogation, de doute, être capable aussi de tirer des leçons.

Comprendre et débattre, porter le débat, se confronter en acceptant la différence si celle-ci n’est pas destructrice du débat.

Et puis surtout accepter de se confronter avec le réel de notre société, avec les souffrances d’un certain nombre de nos concitoyens, avec l’injustice qui marque très souvent la vie au quotidien.

Mais aussi prendre ou reprendre une parole très souvent confisquée pour tenter de redonner du sens à un monde d’utopie ou règne dans les faits la devise de notre république : « Liberté, Egalité, Fraternité »